« Qu’attend-on donc du handicapé ? On pourrait répondre rapidement : surtout de ne pas le voir, de n’avoir pas à le côtoyer, de n’avoir pas à l’identifier, ne pas courir le risque d’en avoir peur. (…) Au fond tout un chacun à peur du handicap. C’est l’image de la souffrance, de la difformité, c’est l’amorce de la mort, la menace contre l’intégrité vitale du partenaire sain. »
Claude Veil, Handicap et Société, Flammarion, 1968
